- Depuis la Révolution, l’État fait tout pour éradiquer la langue multiséculaire des Alsaciens.
- L’État a attisé la haine des Français en déclarant l’alsacien “langue de l’ennemi, langue des nazis” puis langue du voisin.
- L’État a manipulé les parents bilingues pour qu’ils ne transmettent pas leur langue maternelle : l’alsacien à leurs enfants.
- L’État a semé la zizanie dans les familles en isolant les enfants de leurs grands-parents qui ne parlaient pas la même langue.
- L’État a fait punir les enfants qui parlaient leur langue maternelle dans la cour de récréation à l’école. Un système de délation était organisé pour diviser les écoliers.
- L’État a fermé les portes de l’emploi plus rémunérateur en Allemagne et en Suisse aux jeunes Alsaciens monolingues. L’État est responsable de l’augmentation du chômage.
- En coupant leurs racines, les enfants sont devenus des étrangers dans leurs familles parce que les adultes ne communiquaient entre eux qu’en alsacien.
- Les joyeuses réunions de famille étaient sinistres pour les enfants. Être le premier monolingue francophone dans une famille germanophone est une horreur. Il n’y a que deux solutions, bêtifier avec les petits ou se réfugier dans la solitude.



DOCTEUR MELENNEC.
Ces textes, bien que brefs, sont précieux. Ils doivent être publiés et re-publiées autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que les Alsaciens renouent avec leur identité : ils sont Alsaciens, c’est à dire ni Français, ni Allemands.
De très nombreux Alsaciens ignorent tout de leur histoire, qui est noble, et qui doit être enseignée aux jeunes comme aux vieux.
J’ai souvent écrit que les Alsaciens ont souffert, par les persécutions et les mensonges français, davantage que les Bretons, ce qui n’est pas peu dire. Voilà quarante ans que je m’intéresse à l’Alsace.
Relevez la tête, et cessez de vous incliner devant ceux qui vous trahissent.
LOUIS MELENNEC