1918 : Retour à Metz des Feldgrauen d’Alsace-Moselle, prisonniers de la France

Le retour des soldats Feldgrauen alsaciens-mosellans, prisonniers de la France est une vraie mascarade organisée par les autorités militaires de Metz.

Leurs uniformes allemands sont confisqués, ils sont déguisés en Poilus et doivent défiler au son de la musique militaire de leurs anciens ennemis. Certains de ces prisonniers, ont été blessés ou mutilés durant la guerre. Tous ont des copains tués par les Poilus.

Si les prisonniers Poilus avaient dû défiler en Allemagne, déguisés en soldats Feldgrauen, la presse française aurait crié au scandale.

 LE RAPATRIEMENT DES PRISONNIERS ALSACIENS ET LORRAINS

Le temps du 30/12/1918 – De notre correspondant de Metz

La population française d’Alsace et de Lorraine attendait avec une impatience bien compréhensible le retour des soldats du pays internés comme prisonniers de guerre en France. Une première satisfaction vient de lui être donnée par l’arrivée à Metz d’un convoi comprenant un millier dû ces soldats qu’on avait vus partir sous l’uniforme allemand et qui nous reviennent comme poilus français.

Le 23 décembre, dans, la soirée, le convoi était arrivé à Metz sous les ordres du capitaine Carier. Le lendemain, le général de Maud’huy, gouverneur de Metz, a tenu à passer en revue ses compatriotes rentrant dans leurs foyers.

Cette impressionnante cérémonie militaire, qui avait attiré une nombreuse foule de parents et d’amis des prisonniers, s’est déroulée sur la place de la République, devant la statue du maréchal Ney. Les prisonniers forment le carré avec leurs clairons et tambours, La musique du 8° chasseurs joue la Marseillaise pondant que le gouverneur passe sur le front des prisonniers Alsaciens et Lorrains redevenus Français, s’arrête devant leur drapeau et le salue. Puis le général de Maud’huy, ayant à ses côtés M. Prevel, maire de Metz, va se placer devant le monument du maréchal Ney, et les prisonniers défilent d’un pas alerte n’ayant plus rien de commun avec le lourd « Parademarsch « qu’ils avaient dû apprendre à la caserne allemande.

Hélas ! bien des pauvres mères lorraines, sans nouvelles de leurs fils disparus au cours de la guerre, qui comptaient les retrouver parmi ces prisonniers rapatriés, auront été déçues de ne pas les revoir !

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