Du 1/08 au 28/09/1870 : Siège de Straßburg

17/07/1870 : Mutation du général Ducrot, commandant la place de Straßburg.

Ancien gouverneur militaire, commandant de la 6ème division de Straßburg, il est nommé commandant de la 1re division du 1er Corps d’Armée.

17/07/1870 :Jean-Jacques Uhrich est nommé Gouverneur militaire de Straßburg.

Uhrich, âgé de 68 ans, conseiller général du canton de Phalsbourg, général à la retraite est nommé commandant de la 6ème division militaire.

Strasbourg a été dégarni du gros de ses troupes et de toute son artillerie disponible par Mac-Mahon pour renforcer les troupes du nord de l’Alsace. Il ne reste en ville que six mille hommes d’infanterie face à des ennemis dix fois plus nombreux. Les militaires retraités de la ville reprennent du service.

L’armée allemande est dirigée par le général prussien August von Werder.

Celui-ci commande une puissante armée de 60.000 soldats, originaires du pays de Bade et du Württemberg. Il est équipé d’une puissante artillerie moderne.

La puissance des deux armées est inégale, Uhrich n’a aucune chance de vaincre.

Par son arrogance et son mépris de la population, il laissera les Prussiens bombarder la ville de Straßburg durant plusieurs semaines. Le tiers de la ville sera détruite, la bibliothèque incendiée, la cathédrale abimée.

6/08/1870 : La ville de Straßburg est en état de siège.

Quatre-vingt mille personnes sont enfermées dans la ville avec peu de vivre et d’armement.

8/08/1870 : Arrivée d’un officier munis d’un drapeau blanc de parlementaire.

Il somme le commandant de se rendre, sous peine de bombarder Strasbourg. Uhrich refuse toute négociation.

13/08/1870 : Début des bombardements de Straßburg par les Prussiens.
 24/08/1870 : Bombardement de la vieille ville et de la bibliothèque.

La destruction de la bibliothèque est une catastrophe culturelle. Des milliers de livres rares sont incendiés, dont le « Hortus Deliciarum » (Jardin des délices). Ce célèbre manuscrit rédigé par Herrade von Landsberg date de 1175. 

25/08/1870 : Le général von Werder demande par lettre, à Uhrich de capituler.

Arrogant, Uhrich est prêt à sacrifier la ville et sa population : « Mes murs sont encore debout et je ne puis songer à rendre une place que l’honneur comme l’intérêt de la France m’ordonne de défendre jusqu’à la dernière extrémité ».

25/08/1870 : L’archevêque de Straßburg négocie en vain avec les deux généraux.
02/09/1870 : CAPITULATION DE NAPOLEON III À SEDAN.

Napoléon est fait prisonnier avec 120.000 soldats.        

04/09/1870 : PROCLAMATION DE LA  RÉPUBLIQUE FRANÇAISE 

Adolphe Thiers est élu président.

11/09/1870 : Arrivée d’une délégation de volontaires suisses à Straßburg.

Ils sont venus aider les habitants en vertu d’anciens traités d’assistance mutuelle. Ils évacuent en Suisse la population qui désire quitter la Ville. Ils apprennent à Uhrich la défaite de Napoléon à Sedan.

12/09/1870 : La population de Straßburg est prise en otage par Uhrich.

Malgré la défaite de Napoléon, les bombardements ininterrompus, l’état de la ville et de ses habitants, ainsi que la raréfaction des munitions, Uhrich s’obstine à continuer la guerre. L’armée prussienne s’approche de Paris, Straßburg est un ilot isolé.

Communiqué du général Ulrich :

« La République a été proclamée à Paris. Le gouvernement de défense nationale s’est constitué. En tête de son programme, il a mis l’expulsion de l’étranger du sol français. Nous nous rallierons tous à lui, nous, chargés de la défense de Strasbourg, chargés de conserver à la France cette noble et importante cité. Unissons donc nos volontés et nos forces pour atteindre ce but et pour concourir ainsi au salut de la patrie.

Habitants de Strasbourg ! Par votre souffrance et votre résignation, par le courage de ceux d’entre vous qui prennent part à la défense de la ville, par votre patriotisme, vous avez secondé l’armée dans les efforts qu’elle a eus à accomplir. Vous resterez dignes de vous-mêmes.

Et vous soldats ! Votre passé répond de l’avenir, je compte sur vous, comptez sur moi.

Au Quartier général de Strasbourg, le 12 septembre 1870. Le Général de division commandant supérieur. UHRICH »

19/09/1870 : Une délégation de Strasbourgeois demande à Uhrich de capituler.

Au courant de la situation militaire en France, Uhring refuse de capituler et s’obstine à continuer la guerre.

19/09/1870 : Siège de Paris par les Uhlans de l’armée allemande.
27/09/1870 : Uhrich fait hisser le drapeau blanc sur la flèche de la cathédrale.

Les bombardements allemands cessent aussitôt.

28/09/1870 : Capitulation du général Uhrich signée à Koenigshoffen.

Son armée est faite prisonnière.  

28/09/1870 : Le lieutenant-général von Ollech est nommé gouverneur militaire
Bilan du Siège de Straßburg

30% de la surface de la ville a été touchée par plus de 200.000 obus.

Les bombardements ont touché : la bibliothèque, la cathédrale, la gare, le gymnase protestant, le palais de justice, la préfecture, le temple neuf, ainsi que le théâtre.

260 strasbourgeois ont été tués et 1100 blessés, plus de 10.000 sont sans abris.

 

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