1936 : Monument aux Morts de Strasbourg

Falsification de l’Histoire alsacienne

Inauguration du monument aux morts de Strasbourg par le président de la République Albert Lebrun le 18 octobre 1936.

Le monument représente une mère tenant ses deux fils tués durant la guerre de 1914/18. Cela laisse supposer qu’un des hommes était Feldgrau et l’autre Poilu. Une seule mention sur le socle : « À nos Morts 1914-1918 ».

C’est une falsification de l’Histoire, les Alsaciens n’avaient pas le droit de se battre contre l’Allemagne. En effet la Convention de La Haye du 18 octobre 1907, reconnue par la France en 1910, interdit à tout belligérant d’obliger les ressortissants du pays adverse à se battre contre ce dernier.

La quasi-totalité des Strasbourgeois tués durant la guerre de 1914-1918 soit 3665 servaient l’Empire, leur patrie. Près de 3000 ont été tués sur le front Ouest par la mitraille et les bombes des Alliés.

 Devant le monument aux morts

L’œuvre de, M. Léon Drivier consacre l’héroïsme de l’Alsacien tombé au service de la France et l’héroïsme de l’Alsacien tué sous l’uniforme allemand.

Car ce fut là le sort douloureux de l’Alsace d’être partagée entre les deux camps. C’est le sentiment que le statuaire, dans la manière de Rodin, dont il fut l’élève, a rendu avec beaucoup de force.

La ville de Strasbourg, personnifiée sous la figure d’une mère en pleurs, soutient de ses bras deux de ses enfants, tombés face à face, sur le même champ de bataille. Les deux héros réconcilient leur sacrifice dans une suprême étreinte de leurs mains.

LEBRUN 1936 STRASBOURG

Albert Lebrun invente le mythe des Alsaciens s’entretuant sur le front 

« Que nous serve l’exemple des enfants de votre cité séparés par le malheur et rapprochés par la mort. Que leur voix expirante soit entendue et comprise partout.

Qu’elle nous inspire le courage, la raison, la confiance, la fierté, qui nous aideront à rendre à notre patrie le lustre et le prestige qui l’auréolaient quand elle rentra à Strasbourg après un demi-siècle d’absence ».

Lebrun durant le banquet :

« Je lève mon verre en l’honneur de la ville de Strasbourg, magnifique foyer de civilisation française au bord du Rhin, de l’Alsace, fille aimante et dévouée que la grande patrie affectionne par-dessus tout, à la France et à la République ».

sources : BNU & Figaro

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