1872 : Optants, Migrations alsaciennes / Des clichés qui ont la vie dure !

Pour le Roman national, l’émigration des Alsaciens aurait débuté en 1872, Ils auraient fui pour ne pas devenir allemands. Les chiffres les plus fantaisistes circulent, jusqu’à 400 000 personnes seraient parties vivre en France. De nombreux paysans auraient abandonné leurs fermes, leurs bêtes et leurs champs. D’autres auraient émigré en Afrique du Nord, dans les coloniesfrançaises.

Le chiffre officiel des Optants est de 50 000.1 La plupart des Alsaciens n’avaient pas le choix. À cause des droits de douane, et pour ne pas faire faillite,de nombreuses entreprises alsacienne se sont établies en France, emmenant avec elles leurs personnels. Les ouvriers n’avaient pas le choix, c’était l’exil ou la misère. Certains patrons comme le tonnelier Charles Frühinsholtz à Nancy recréaient leur petite Heimat, l’alsacien était la langue usuelle dans l’entreprise.

Depuis la Révolution, tous les citoyens étaient en principe égaux. Le service militaire par tirage au sort durait sept ans. Seuls les riches y échappaient puisqu’ils pouvaient se payer un remplaçant en cas de tirage d’un mauvais numéro. En général, ce sont des Alsaciens-Lorrains francophones aisés qui sont partis en France, par opportunisme, pas par patriotisme. En Allemagne, le service militaire était obligatoire.

Les Alsaciens -Lorrains bénéficient d’avantages importants pour les faire quitter l’Empire allemand et migrer en Algérie. ils bénéficiaient gratuitement de terre, contrairement aux habitants originaires de vieille France. Plusieurs familles badoises et bavaroises, se faisant passer pour alsaciennes, ont profité du système pour refaire leurs vies en Algérie.

Ces dispositions ont eu un succès mitigé en Alsace et en Moselle, puisque les migrations ont débuté dès 1815. Pour échapper au service militaire, voire à la guerre, un certain nombre d’Alsaciens et de Lorrains germanophones émigrent à l’étranger. Les guerres napoléoniennes ont laissé des traces profondes. l’Alsace et la Lorraine faisaient partie des régions les plus pauvres de France. Les familles étaient de plus en plus nombreuses et la terre agricole insuffisante pour nourrir toute la famille. Une partie de leurs habitants émigrait , aux États-Unis, au Banat, en Algérie pour trouver une vie meilleure.

Cités ouvrières Frühinsholtz à Nancy


1  Source Bernard Wittmann

Un commentaire

  1. Que font donc vos jeunes Alsaciens devant ces mensonges CRAPULEUX ????? Nos jeunes Bretons, eux, se sont réveillés. Mais les Kollabos « bretons » continuent à MENTIR.

    Mélennec

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