24/07/1931 : Décès de l’abbé Émile Wetterlé.

Le germanophobe Émile Wetterlé est mort le 24 juillet 1931, à l’âge de 70 ans. Bien qu’ancien député au Landtag de Straßburg, Wetterlé a passé la guerre à comploter au Service de propagande français, contre son pays : l’Allemagne. Malgré que les trois-quarts des Feldgrauen Alsaciens-Lorrains aient été tués sur le front français, Wetterlé n’a eu aucun mot de compassion pour ses compatriotes. Le 22 juin 1922, il participe à une cérémonie à la mémoire du Soldat français inconnu (photo). Il lui est reproché de n’avoir jamais protesté contre la déclaration de guerre.

Surnom donné à Wetterlé pour son antigermanisme viscéral : 

« Misérable apôtre de la haine »[1]

Épitaphe de Wetterlé au cimetière de Colmar

« Je n’ai eu que deux amours au cœur, l’amour de l’Église et l’amour de la France »

Pour mémoire :

Le 11 novembre 1918, les députés du Landtag Wetterlé & Weill siègent au Parlement français. L’abbé Wetterlé et Georges Weill en uniforme d’officier français sont au premier rang de la tribune de l’Assemblée nationale pour écouter le discours de Clémenceau :

 «Au nom du peuple français, au nom du Gouvernement de la République française, le salut de la France une et indivisible à l’Alsace et à la Lorraine retrouvées. Et puis, honneur à nos grands morts qui nous ont fait la victoire ! »

« Nous demandons que les députés d’Alsace-Lorraine qui sont présents dans cette salle, aient les honneurs de la séance ».

L’assemblée d’un seul mouvement se tourne vers les tribunes où sont l’abbé Wetterlé et M. Weill, députés protestataires d’Alsace-Lorraine, et les acclame longuement.

De tous les points de la salle on crie « Vive l’Alsace Vive la Lorraine ! ».

Pour mémoire :

Le 1er septembre 1914, Wetterlé fait paraître un article dans « L’Écho de Paris » intitulé : « Le martyre de l’Alsace » signé : E. Wetterlé, ex-député au Reichstag.

Le 7 septembre 1914, dans le Bulletin des armées de la République », Wetterlé demande aux soldats de France de se sacrifier et de verser leur sang contre son pays, l’Allemagne.[2]

Le 9 septembre 1914, Wetterlé est  exclu de son parti le « Zentrum »  puis du Landtag en avril 1915.

[1] Général-major en retraite Keim, président de la Ligue de l’Armée.
[2] Voir article 7/09/1914 « Aux soldats de France »
Illustration : Wetterlé et des prêtres alsaciens sur la tombe du soldat inconnu en 1922

 

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