1914/1918 : Les Alsaciens dans l’armée impériale

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Drapeau alsacien des conscrits de Bischheim de la classe 1913 (Musée alsacien de Strasbourg)
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Conscrits de Gimbret de la classe 1906

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, les Alsaciens ont fait leur devoir dans l’armée impériale. Être conscrit pour un Alsacien était un moment important, un rite de passage dans la vie adulte, un temps de fête et de joies. Le Roman national raconte que les Alsaciens et les autres Allemands se détestaient. En réalité, les Alsaciens, les Badois et les Bavarois s’entendaient bien entre eux mais supportaient mal l’arrogance de certains Prussiens. La guerre a été une catastrophe pour tous.

D’après le Roman national, les Alsaciens tout comme les Lorrains auraient été pour la plupart envoyés en Russie. Il est difficile d’admettre qu’ils se sont entre-tués avec les Français. La version officielle est que les Allemands craignaient la désertion des Alsaciens et des Lorrains. Les Allemands auraient pu craindre que les prisonniers ne soient incorporés de force dans l’armée française, ce qu’interdisaient les accords internationaux.

Dès la déclaration de guerre en 1914, la France a envahi le Land Elsaß-Lothringen. Les régiments allemands stationnés dans la région ont immédiatement contre-attaqués. Dans ces régiments se trouvaient de nombreux Alsaciens-Lorrains, certains ont perdu la vie dans les Vosges ainsi qu’en Alsace-Lorraine.

Les recensements des registres de décès indiquent que les trois-quarts des Alsaciens-Lorrains morts à la guerre ont été tués sur le front Ouest en France et en Belgique.

Il y a eu moins de désertions du côté français que du côté allemand. Les déserteurs français étaient pour la plupart fusillés. Par contre, les déserteurs allemands étaient renvoyés dans leurs régiments où ils recevaient une bonne correction. La vie d’un soldat était trop précieuse pour la gaspiller.

NDLR : Si les déserteurs de l’armée impériale avaient été fusillés, cette chronique n’existerait pas puisque mon grand-père a déserté deux fois. A chaque fois, il a traversé l’Allemagne dans des wagons de marchandises. la première fois il a été cueilli chez ses parents, la deuxième fois, il était attendu à la gare de sa ville.

5 commentaires

  1. Quelle histoire!!! Celle de votre grand-père est savoureuse.
    Le mien avait déjà fait son temps sous l’uniforme du Reich, mais comme il était réserviste, pour ne pas être envoyé sur le front Russe, s’est tiré « accidentellement » une balle dans le pied.

    1. Votre grand-père a eu raison, personne n’aime être mobilisé pour faire la guerre.
      Mon grand-père était dans la brigade fluviale sur le Danube, une planque de surveillance. Il cherchait des jeunes corbeaux dans les iles pour améliorer les repas. Un jour il a été questionné par un officier :
      -d’où viennent ces pigeons ?
      Sa mission a été de chercher des pigeons pour le mess des officiers. On lui a donné deux aides. Il avait la belle vie. Puis il a été dénoncé et a dû s’expliquer chez le commandant.
      -C’est vous qui avez dit que ce sont des pigeons, pas moi.
      Il a été mis en prison. Au bout de deux jours, il a été libéré pour rechercher des « pigeons »

      1. Cette histoire de pigeons est succulente, de quelles îles s’agissait-il?

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