1926 : Pour la diffusion du français en Alsace-Lorraine

De nombreuses personnes, formatées par la propagande anti-germanique, veulent propager le français en Alsace-Lorraine. Elles sont aidées pour cela par le trio d’Alsaciens germanophobes : Armbruster, Hansi & Zislin.

Les Français ne savent pas que l’allemand et ses variantes dialectales sont la langue maternelle de 90% de la population d’Alsace-Lorraine depuis la nuit des temps.

L’école est n’étant devenue obligatoire en France, qu’après la guerre de 1870, le français est donc enseigné pour la première fois en 1919 en Alsace-Lorraine.

Contrairement à ce que raconte ce comité, l’allemand n’a pas été imposé et le français proscrit. Les Alsaciens welches francophones ont continué a utiliser le français entre 1870 & 1918. Ils portaient des prénoms français et les registres d’état-civil étaient bilingues.

Sous des prétextes culturels, le but de ce comité est d’assimiler les Alsaciens-Lorrains et d’éradiquer les mouvements autonomistes.

Pour la diffusion du français en Alsace-Lorraine

Sur l’initiative de M. Albert Carré, un certain nombre de personnalités se sont réunies hier soir à la salle Comoedia de Strasbourg, afin de jeter les bases d’une société qui se propose de propager et d’encourager en Alsace et en Lorraine, l’usage de la langue française…

Autour de M. Albert Carré, un premier comité s’est formé, qui comprend notamment : Mme Langweil, fondatrice du Prix de français en Alsace ; M.Robert de Fiers ; M. François de Curel, de l’Académie française ;  M. Sansboeuf, président de la Fédération des sociétés alsaciennes-lorraines ; M. Armbruster, président de l’Union amicale d’Alsace-Lorraine ;  M. Hansi ; M. Zislin ; M. Antoine ;  M. Florent-Matter, conseiller municipal de la ville de Paris ;  MM. Gers et Barendson, représentant la Ligue de l’Enseignement ; M. Paul Labbé, secrétaire général de l’Alliance française ; M. Kastler, notaire ;  M. Susini, qui fut chef de cabinet du commissaire général à Strasbourg ; M. Delahache, directeur de la bibliothèque municipale de Strasbourg ; M. Versini, directeur du petit lycée Condorcet ; M. Pequignot, directeur de l’École alsacienne ; M. Toudouze, professeur au Conservatoire ; M. Henri Cain ; M. Calmettes, futur directeur du Grand Théâtre de Strasbourg ; M. Willy Fischer ; M. Pierre Vaguer, secrétaire.

Dans un exposé précis et élégant, M. Albert Carré expliqua sans ambages comment se présente la situation dans les départements recouvrés. Pendant 47 années, l’usage de la langue française y a été proscrit, celui de l’allemand imposé.

En outre, la population a l’habitude de se servir, dans la pratique quotidienne de la vie, d’un dialecte local très voisin, du reste de l’allemand encore qu’infiniment plus simplifié. Dans ces conditions, il n’y a pas à s’étonner que les générations qui se sont succédé  depuis l’annexion ignorent le français. Et l’on voit un jeune conseiller municipal d’une grande ville s’excuser de ne pouvoir converser avec un visiteur parisien.

A l’heure présente huit ans passés après l’armistice l’usage du français est fort peu répandu. Dans les familles, les enfants continuent d’entendre parler le dialecte local. La diffusion de la presse de langue allemande est considérable. Le tirage des journaux qui la composent dépasse de quelques centaines de milliers de numéros celui des journaux de langue française. Cet état de fait, joint aux maladresses administratives maintes fois déjà dénoncées, ne favorise point l’ « assimilation» de l’Alsace et de la Lorraine. Il sert, au contraire, la propagande autonomiste, sournoise ou avouée, dont l’agent principal est la Zukunft, de fondation récente et dont le tirage a crû avec une inquiétante rapidité.

Que faut-il faire pour répandre dans les provinces reconquises le goût et l’usage du français ? M. Albert Carré, après avoir rendu un bel hommage aux œuvres qui s’emploient déjà à cette tâche, indique le journal, la conférence, les cours populaires. Il espère aussi beaucoup de l’action du théâtre. En Alsace, où l’on aime le spectacle, des troupes d’amateurs jouent volontiers des pièces d’auteurs du cru, écrites en dialecte local. M. Albert Carré a-la promesse qu’à chacune de ces représentations on jouera désormais un acte en français. De son côté, le Grand Théâtre de Strasbourg, à la direction duquel le maire, M. Peirotes, vient d’appeler le grand comédien André Calmettes, qui recrute une troupe de choix, lui paraît devoir être un foyer du rayonnement français.

Après cet exposé très applaudi, M. Zislin et M. Armbruster appuyèrent éloquemment les paroles de M. Carré. Tous deux insistèrent sur le caractère pernicieux de la propagande autonomiste, qui lance des appels à la Société des Nations, se prévalant, pour étayer sa thèse, du droit des minorités linguistiques. Tous deux aussi soulignèrent l’état de malaise des provinces frontières.

Un ordre du jour consacrant la fondation de la Société fut alors adopté. Il ne reste plus qu’à souhaiter à la Langue nationale de nombreux adhérents.Ils( ne devraient pas lui manquer, car la nécessité de sa mission ne peut échapper aux patriotes.

source : Le Figaro

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