1673 : Turenne prend ses quartiers d’hiver en Alsace

Grande agitation en Alsace à cause des Français

« Et l’on n’entendait que plaintes et lamentations de la part des pauvres paysans, qu’ils traitaient fort mal, selon leur coutume. Ils ne voulurent point, en effet se contenter du menu ordinaire de leurs hôtes, mais être hébergés et traités magnifiquement, et ils tâchaient d’y forcer ces pauvres gens avec une férocité cruelle. Et, en sus, on était obligé de donner journellement à chaque simple cavalier deux schellings et quatre pfennigs, et quinze pfennigs à chaque fantassin ; quant aux officiers, il fallait leur donner des sommes très considérables ».
« Cette maudite engeance (gottlose Gesindtlin), épuisant de la sorte les pauvres paysans et les maltraitant par-dessus le marché, la plupart des habitants de la campagne (pour autant que cela leur était possible) se sont sauvés et sont venus chez nous à Straßburg, abandonnant leurs biens, leurs champs et leurs demeures. Ce qui fit que notre ville était bondée de monde, plus qu’il n’y en avait eu depuis de longues années »

Große Unruhe im Elsaß wegen der Frantzosen :

Dass newe iahr anno 1674, hat sich hierumb sehr unruhig ahngefangen, wegen der Frantzoesichen einquartierungen, undt hoerete man nichts als klagen undt lamentieren von dem armen landvolck, weylen sie, ihrer gewohnheit nach, sehr übel mit den leuten umbgiegen. Dann sie wollten mit gemeyner kost nach der haussleute vermoegen nicht vergnügt, sondern koestlich und wohl traktiert sein, darzu sie die armen leute mit grausamer furi gezwungen. Und überdieses mussten sie noch taeglichen einem gemeynen reuter 2 schilling, 4 pfennig, einem fussgaenger aber 15 pfennig geben, denen officieren aber ein überaus grosses geld bezahlen. Undt obwohlen sie anfangs, als sie in das laldt kommen, sich über 9000 mann starck undt also für den dritten theyl der Turenischen armee ausgeben, auch auff solche weyss wollten verpflegt und bezahlt sein, hat sich doch, en effect, befunden dass es nicht wol in allem mann weren ; welches alles die officierer zu sich gezogen, undt den gemeinen soldaten nichts geben.

Elendter zustand im landte : Weylen nun durch dieses gottlose gesindtlin die armen leutte gantz ausgesogen, undt darzu grausam tractiert worden, alss haben sich die meysten landleut (wer nur gekont) salviert undt allhero begeben, ihre haueusser, guther und wohnungen verlassen.

Source : Johann Jacob Walter : Straßburger Chronik / Chroniques strasbourgeoises (1672-1676) Traduction Rodolphe Reuss

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