Où sont morts les soldats alsaciens-lorrains durant la guerre de 1914/18 ?

Le Roman national raconte que les Alsaciens ont pratiquement tous été envoyés sur le front russe à cause des risques de désertions. Un Alsacien ne parlant pas le français était un Boche et avait peu de chance de s’en sortir en France. Il est tabou de dire que les Alsaciens et les Français se sont entretués.

Il y avait 18 400 Alsaciens-Lorrains engagés plus ou moins volontaires dans l’armée française. Les Conventions internationales leur interdisaient de se battre contre leur patrie, l’Allemagne. Il étaient généralement incorporés dans la Légion étrangère.

50 000 Feldgrauen Alsaciens-Lorrains sont morts à la Guerre

La consultation de 6000 actes de décès indique qu’il y a trois fois plus de tués sur le front français que sur le front russe. Curieusement, il y a très peu de marins morts au combat.

Dès le début de la guerre, le Land Elsaß-Lothringen est envahi par la France. En toute logique, ce sont les régiments les plus proches qui ont été envoyés au combat. De nombreux Alsaciens ont été tués dans les batailles de Thann, Étival, Raon-l’Étape, Dieuze, Saarburg, ainsi qu’au Donon et au Hartsmannsweilerkopf.

Front Ouest

Les combats sur le front Ouest étaient particulièrement meurtriers, parce que c’était une guerre de position. Les régiments bougeaient de temps en temps de quelques dizaines de mètres. Les Feldgrauen alsaciens-lorrains ont participé aux terribles combats en France : Craonnelle sur le Chemin des Dames, Douaumont, Verdun. Les 3/4 des Feldgrauen alsaciens-lorrains ont été tués sur le front Ouest.

Front Est

Les régiments envoyés sur le front russe étaient beaucoup plus mobiles. Entre deux combats, les soldats se baignaient dans les rivières, récoltaient des patates, sympathisaient avec les populations locales, ainsi qu’en témoignent les journaux de régiments

Marine impériale

Elle comprend : une flotte de navires de haute-mer, des sous-marins et des régiments d’artillerie basés à terre, chargés de défendre les ports et les côtes. Elle comprend aussi une flotte de patrouilleurs sur le Danube qui a une fonction de garde-frontières.

30 & 31 mai 1916 : Bataille du Jutland

La bataille du Jutland, au large du Danemark a duré deux jours. La Kaiserliche Marine, dirigée par l’amiral Reinhard Scheer a occasionné de lourdes pertes aux anglais deux fois plus nombreux. Scheer a profité de la nuit pour mettre sa flotte à l’abri en Allemagne.

Le joujou de l’Empereur

Le pourcentage de marins morts au combat est moindre dans la Kaiserliche Marine que dans l’armée de terre. A cause du blocus anglais, les navires de haute mer sont restés à quai, durant pratiquement toute la guerre, après la bataille du Jutland. L’empereur Wilhelm II considérait la Hochseeflotte, la flotte de haute-mer comme sa propriété personnelle, il ne supportait pas la moindre destruction de navire. Seuls les sous-mariniers continueront le combat ainsi que les patrouilleurs sur le Danube.

Désertions

Les Alsaciens désertaient légèrement plus que les autres Feldgrauen. Contrairement aux français, les Allemands ne fusillaient pas les déserteurs, la vie d’un homme coutait trop cher pour la gaspiller. Mon grand-père a déserté deux fois, parce qu’il n’aimait pas la guerre.

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