On dénombre quarante habitants de Rosheim morts sous l’uniforme impérial, dont un tiers sur le front Ouest. Cinq habitants sont morts sous l’uniforme français. Malgré la séparation de l’Église et de l’État en 1905, le gouvernement français créé Jeanne d’Arc la « Lorraine », sainte patriotique germanophobe pour motiver ses troupes durant la guerre de 14/18. Pour mémoire, Jeanne d’Arc n’était pas lorraine mais barroise, la Lorraine faisait partie du Saint-Empire germanique.
Le monument aux morts
Le bas-relief représente une Jeanne d’Arc incongrue, enlaçant deux soldats alsaciens, le Feldgrau montre au Poilu une cocarde tricolore cachée sous son uniforme. Tous les clichés inventés par la propagande sont réunis sur cette plaque de bronze. Le fidèle Alsacien patriote tend la main au traître qui a combattu malgré lui dans les rangs de l’armée allemande ennemie. Car celui-ci, comme tous ses compatriotes alsaciens, avait un cœur français sous son uniforme vert de gris. Le but du roman est d’intégrer les Alsaciens dans la communauté nationale en les tricolorisant pour faire oublier qu’ils se sont entre-tués avec les Français. Aucun nom de combattant n’apparaît sur le monuments aux morts. Leurs prénoms allemands auraient fait tache.
Habitants de Rosheim morts sous l’uniforme allemand
- ANDLAUER Ludwig Maria – 25 alt – 2/01/1915 – Inf. Reg. – Kämpfen bei Rawa / Ukraine
- ANDLAUER Franz Xaver – 19 alt – 29/09/1918 – Inf. Reg. 63 – Kämpfen bei St-Quentin
- AUBRY Viktor – 31 alt – 5/07/1918 – Fuß Artillerie Reg. 14 – Feldlazarett 20 / Asfeld-la-Ville
- BIEBER Alfons – 24 alt – 15/11/1914 – Komp. 12 – Katowice / Polen
- EHRHARDT Josef – 23 alt – 5/03/1915 – Inf. Reg. 95 – Kämpfen bei Jaziwzak
- FISCHER Joseph – 24 alt – 10/11/1914 – Inf. Reg. 99 – Kämpfen bei Hollebeke / Flandern
- FRIEDRICH Viktor – 27 alt – 24/08/1914 – Inf. Reg. 99 – Wagenwald
- GEISSEL Emil – 34 alt – 28/02/1916 – Art. Munition Kol 15 – Zwischen Fromazay und Hautecourt
- GOETZ Heinrich Julius – 28 alt – 4/04/1915 – Inf. Reg. 95 – Feldlazarett Anna Korz
- GREMMEL Eugen – 22 alt – 21/11/1914 – Füsilier Reg. 16 – Andrespol / Polen
- GREMMEL Karl – 20 alt – 11/01/1915 – Inf. Reg. 78 – Kämpfen bei Rawa / Ukraine
- GROSHENS Josef – 20 alt – 17/08/1917 – Inf. Reg. 333 – Kämpfen bei Bisigfasti ???
- HAENNEL Karl – 34 alt – 2/12/1915 – Inf. Reg. 99 – Kämpfen bei Grodno
- HAENNEL Karl – 29 alt – 4/03/1917 – Inf. Reg. 44 – Lazarett 2 / Bonn
- HELDE Josef – 31 alt – 15/06/1918 – Inf. Reg. 93
- HELDE Luzian – 19 alt – 15/02/1917 – Inf. Reg. 40 – Lazarett / Rumanien
- HERR Georg – 39 alt – 9/12/1917 – Landsturm Inf.
- HERR Ignaz – 29 alt – 27/03/1918 – Pionier Bat. 5 – Feldlazarett 1
- JOST Alfons – 20 alt – 25/01/1916 – Inf. Reg. 55 – Kämpfen bei Richebourg-l’Avoué
- JOST Karl – 44 alt – 14/04/1918 – Inf. Reg. 33 – Lazarett Alexandrowo
- KAUFMANN Erhard – 27 alt – 15/01/1915 – Inf. Reg. 95 – Kämpfen bei Rawa / Ukraine
- LEHN Andreas – 32 alt – 11/07/1916 – Inf. Reg. 97 – Spital
- MAETZ Eduard – 29 alt – 3/09/1914 – Inf. Reg. 99 – La Madeleine
- MAETZ Ferdinand – 25 alt – 9/03/1915 – Fuß Artillerie Bat. 10 – Argonnen Wald
- MINIGUS Viktor – 31 alt – 7/07/1916 – Inf. Reg. 83 – Kämpfen bei Zloczowska / Polen
- MÜLLER Ernst – 20 alt – 11/12/1915 – Kanonier Flug…
- MÜLLER Karl – 25 alt – 22/12/1914 – Pionier Bat. 15 – Lazarett Warwick / England
- REIBEL Alfons Ludwig – 22 alt – 1/04/1918 – Inf. Reg. 600 – Villard
- REIBEL Karl – 38 alt – 9/04/1915 – Inf. Reg. 99 – Lazarett Wolka / Polen
- RISS Georg – 28 alt – 20/12/1916 – Inf. Reg. 204 – Kämpfen bei Sezo…
- ROOS Karl – 27 alt – 22/11/1914 – Inf. Reg. 99 – Kämpfen bei Hollebeke / Flandern
- RUDOLPH Otto Maximilian – 21 alt – 7/12/1914 – Fuß Artillerie Reg. 14 – Lazarett Lille
- SCHÖNAHL Xaver – 20 alt – 4/08/1915 – Inf. Reg. 42 – Grodzisk / Polen
- STOHREL Alfons – 18 alt – 27/12/1916 – Pionier Bat. 26 – Lazarett / ???
- STRUB Albert – 22 alt – 23/11/1914 – Grenadier Reg. 15 – Kämpfen bei Borowo / Polen
- STRUBHARDT Paul – 29 alt – 27/01/1919 – Art. Marine – Lazarett / Torgau / Sachsen
- TROESTLER August – 20 alt – 1/02/1917 – Inf. Reg. 354 – Sipote / Roumanie
- ULMER Armand Jakob – 22 alt – 10/03/1915 – Inf. Reg. 55 – bei Jovy…
- WERTHEIMER Agtil ? – 41 alt – 29/09/1916 – Inf. Reg 136 – Feldlazarett 147 / Borucza / Polen
- ZWEIFEL Ludwig – 24 alt – 4/11/1914 – Untergang SMS YORCK
Habitants de Rosheim morts sous l’uniforme français
Cinq habitants sont morts sous l’uniforme français. La France a violé la Convention de la Haye du 18 octobre 1910 qu’elle a signée. Celle-ci interdit à tout belligérant d’obliger les ressortissants du pays adverse à se battre contre ce dernier. De ce fait, les citoyens du Land Elsaß-Lothringen engagés de gré ou de force dans l’armée française n’ont pas le droit de participer aux combats sanglants durant la guerre de 1914/18. La plupart des engagés, soit 5700 militaires, font partie des régiments de Zouaves en Algérie. Quelques autres sont envoyés en Indochine. Profitant du fait que les Alsaciens-Lorrains ne comprennent pas le français, certains officiers peu scrupuleux leur font signer des engagements dans des régiments combattant en France.
- BERLE Eugen – 26 ans – 27/5/1918 – 3ème Rég. Zouaves – Hermonville
- GRÜBER Stephan Hans – 23 ans – 13/07/1918 – 1er Rég. Zouaves – Longpont / Aisne
- HEYDLER Paul – 20 ans – 22/11/1914 – 56e Rég. Inf. Armée française – Marbotte / Meuse
- ICHTERTZ Alois (Lallemand Louis) – 30 ans – 30/08/1914 – 133e Rég. Inf. – Col Journaux / St-Dié
- LEHN Franz Xaver – 21 ans – 14/09/1918 – 8ème Rég. Zouaves – Neuville-sur-Margival / Aisne
Cérémonie mémorielle
Tous les onze novembre, les Alsaciens-Mosellans ont l’obligation d’honorer la mémoire de leurs anciens ennemis par la lecture d’un texte officiel au son de musiques patriotiques. Par un tour de passe-passe, les cérémonies à la mémoire des victimes françaises des conflits contemporains ont été greffées aux commémorations de la première guerre mondiale.
De peur de passer pour des germanophiles, de nombreux élus se plient aux injonctions gouvernementales, des lettres de Poilus larmoyants, anciens ennemis, sont lues lors des cérémonies. Les anciens Feldgrauen sont jetés dans les oubliettes de l’Histoire. Cette année, le 11 novembre 2023, une cérémonie mémorielle a été organisée à la mémoire des Alsaciens de Rosheim tués à la guerre.
La lecture en version originale, non francisée, des 46 noms et prénoms des victimes, gravés sur le monument aux morts, a été faite. En tant que représentant de l’association Unsri Gschicht, Philippe Elsass, habitant de Rosheim, a lu Et là est survenue la guerre , un extrait des mémoires de son arrière-grand-père, Fritz Roess, un paysan de la vallée de Munster, avant que ne soit déposée une gerbe aux couleurs de l’Alsace par Rose et Mélina, deux petites filles costumées en Alsaciennes. (DNA 12/11/2023)
https://www.facebook.com/unserland.mouvementalsacien/videos/319034647543105



HISTOIRE. Lettre du Pr DEHEUWELS de l’Institut (2021). La Bretagne à l’honneur !
Cher docteur Mélennec,
Vous mettez le doigt sur une véritable régression du système universitaire français.
Autrefois, il était très facile de réunir un jury de thèse, pourvu qu’on puisse avoir l’accord d’au moins trois professeurs d’université qui acceptent d’en être caution.
Désormais, c’est quasiment impossible. Le contenu des thèses est contrôlé par des “écoles doctorales” qui décident de tout, et qui ont la haute main sur les sujets de thèse, et l’inscription des candidats.
Cette soviétisation du troisième cycle des universités est désastreuse, c’est une abomination, puisqu’elle va jusqu’à soumettre l’inscription en thèse à l’existence d’une bourse doctorale, pour interdire l’existence de candidats “indépendants”.
Bien entendu, les professeurs d’histoire et de matières relevant des sciences humaines et/ou de littérature verrouillent complètement le système en interdisant la soutenance de toute thèse jugée par eux “politiquement incorrecte”.
C’est pour ces raisons que des personnalités telles que René Girard – et tant d’autres -, n’ont pu s’épanouir qu’à l’étranger.
De ce fait, il ne faut pas s’étonner que vous ayez été ostracisé par le système, et que vous soyez totalement rejeté par les chantres de l’histoire officielle.
J’ai longuement lutté contre ces dérives, allant jusqu’à inscrire mes étudiants dans des universités allemandes, pour qu’ils n’aient pas de problème de soutenance.
Bref, je ne puis rien pour vous aider. C’est un peu comme si vous cherchiez à présenter une thèse critiquant le parti communiste à l’époque stalinienne !
Mon circuit personnel est exemplaire. Je suis entré (supprimé par Louis Mélennec ….. pour qu’on ne puisse identifier cet honnête homme!).
Je demeure professeur émérite ….. je n’arrive toujours pas à comprendre comment j’ai fait pour survivre au système.
Très cordialement.
Continuez votre combat. Il nous honore tous.
Un jour, tous ces gens dégusterons la soupe de nos prisons.
N.
Addendum, par Louis Mélennec :
On me dit que deux thèses d’ « hystoyre » ont été soutenues à Brest : accrochez vous :
– « La culture des poireaux à Quimper-Corentin, de 1350 à 1352 ».
– « Les rapports psychologiques du paysan breton avec ses chevaux de trait, dans le pays de Léon, au dix-neuvième siècle » (!!!!)
Si vous voyez passer ces ouvrages immortels, qui vont changer la face du monde, commandez-moi DEUX exemplaires !
La France n’est pas seule en cause : en Bretagne, mes censeurs les plus c… sont des Bretons !