Préface

« Pour liquider un peuple, on commence par lui enlever sa mémoire. On détruit ses livres, sa culture, son histoire. Puis quelqu’un d’autre lui écrit d’autres livres, lui donne une autre culture, lui invente une autre histoire. Ensuite, le peuple commence lentement à oublier ce qu’il est, et ce qu’il était. Et le monde autour de lui l’oublie encore plus vite. » Milan Hübl.

Depuis mon plus jeune âge, l’Histoire m’a toujours passionné. A quinze ans, grâce à un trou dans mon emploi du temps scolaire, je suis allé au Musée historique de Mulhouse. Cette visite (suivie de nombreuses autres) a été un choc culturel. Mes livres d’Histoire mentaient effrontément au sujet de l’Alsace : c’est la première fois que j’entendais parler des massacres perpétrés par les armées des rois de France, des Républiques de Mülhausen et Straßburg  ainsi que de la Décapole et des Villes libres impériales qui battaient monnaie.

Jusqu’il y a peu, régnait une grande omerta en Alsace, celui qui émettait le moindre doute sur l’Histoire officielle était traité de Nazi.

En 2009, après un dépôt de gerbe à la mémoire des habitants massacrés par l’armée de Turenne à Turkheim, treize associations d’anciens combattants ont publié un communiqué commun dans lequel on peut lire :

Cette réunion insulte délibérément le souvenir de toutes les victimes du nazisme : déportés, résistants, évadés, incorporés de force.

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