1940 : La Garde au Rhin

Les vaillants gardiens du Rhin ont détalé comme des lapins, avant l’arrivée des Allemands.

Légende de l’image : Soldats de l’Armée d’Alsace, nous montons la GARDE AU RHIN. Ce fleuve est notre frontière, le rempart des hommes libres qui protègent leurs foyers. STRASBOURG est derrière nous. Nous voyons la cathédrale et les toits de ses maisons évoquer dans le lointain les villes de France. C’est le glorieux symbole que nous défendons. Ce grand fleuve aurait pu être le fleuve des Nations, mais il est notre frontière, car sur son autre bord commence le pays de la servitude. Sous les trois couleurs françaises et les couleurs britanniques, nous tenons nos armes prêtes. Les casemates de berges et les postes de guetteurs regardent vers l’ennemi. Le grand fleuve est devant nous, comme une forteresse. Au cri « ON NE NE PASSE PAS » répond le cri de Strasbourg et de son fier régiment le long du Rhin : JE TIENDRAI ».

Sans combattre, l’Alsace est abandonnée par la France aux Nazis.

1er septembre 1939 : DÉCLARATION DE GUERRE DE LA FRANCE À L’ALLEMAGNE

2 septembre 1939 : Expulsion / évacuation des populations alsaciennes & lorraines frontalières dans le sud-ouest de la France.

12 octobre 1939 : Afin de retarder les Allemands, les troupes françaises font exploser le pilier ouest du pont ferroviaire.

13 juin 1940 : La 8ème armée française abandonne l’Alsace.

L’armée, en faction sur le Rhin se replie par la trouée de Belfort et les Vosges. Seules demeurent quelques unités cantonnées dans les forts de la Ligne Maginot entre Schoenau et Neuf-Brisach, soit sur une distance de 30 km. L’armée restante fait sauter les ponts sur le canal du Rhône au Rhin.

15 juin 1940 : Les troupes allemandes franchissent le Rhin par bateaux.

La 7ème armée allemande occupe Colmar le 17, Mulhouse le 18.

 17 juin 1940 : De Gaulle se réfugie à Londres, sa famille le rejoint le lendemain.

18 juin 1940 : Appel à la résistance du général de Gaulle à Londres.

Ce jour n’est peut-être pas choisi au hasard, le 18 juin 1815, Napoléon a été battu par les alliés Allemands, Anglais et Néerlandais, dirigés par le duc de Wellington.

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La vie de famille à Londres est plus agréable que la guerre dans le désert libyen

18 juin 1940 : Les troupes françaises abandonnent Strasbourg.

 19 juin 1940 : Occupation de Strasbourg par la 7ème armée allemande.

20 juin 1940 : Robert Wagner est nommé Gauleiter en Alsace

Bilan des destructions de l’armée française en Alsace, avant sa débâcle.

De nombreuses infrastructures ont été détruites : plus de 700 ponts, 81 écluses, des routes, des voies ferrées, les lignes électriques et télégraphiques, les centrales électriques de Kembs et Strasbourg, mais aussi la raffinerie de Pechelbronn et la sucrerie d’Erstein.

22 juin 1940 : ARMISTICE ENTRE LES BELLIGÉRANTS

L’Alsace sous la botte nazie

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Camp de redressement du Struthof

Les Alsaciens-Mosellans récalcitrants sont envoyés six mois au camp de redressement de Schirmeck. Les familles juives et les très récalcitrants sont déportés en camp de concentration.

Les adolescents filles et garçons doivent participer à l’effort de guerre en intégrant le Rad, Reichsarbeitsdienst (service de travail) durant six mois. Après cette période, les garçons seront incorporés dans la Wehrmacht, parfois dans un régiment de SS et envoyés sur le front russe. Sur les 135 000 incorporés de force d’Alsace-Moselle, on dénombre 45 000 morts ou disparus, 30 000 blessés et 10 000 invalides.

Après la guerre, il sera reproché aux Alsaciens-Mosellans de ne pas avoir résisté aux Nazis. Ils ne le pouvaient pas, leurs familles auraient été prises en otage.

 6 juin 1944 : Débarquement de Normandie.

Charles de Gaulle n’y participe pas. Il suit les armées combattantes et entre dans les villes en libérateur. Militaire ne l’intéresse pas, il se voit déjà chef d’État. Président de la République il se fera appeler Mongénéral[1] et portera l’uniforme.

Le général de Gaulle parade en vainqueur en Alsace. De peur d’être traités de Nazis, les Alsaciens l’accueillent en libérateur.

 Encore aujourd’hui, le sujet des Malgré-Nous est sensible Outre-Vosges. « C’étaient des Nazis, Ils n’avaient qu’à déserter ». 

[1] Sobriquet donné par le Canard enchaîné

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