1870 : Bataille de Reichshoffen

06/08/1870 : Défaite de Mac-Mahon à Frœschwiller-Woerth (Reichshoffen).

L’armée est en fuite vers les villes de Hagenau et Straßburg qui sont submergées par des soldats en déroute, parfois sans armes et des charrettes de blessés couverts de sang et de boue.

« L’aile droite des combattants français fut coupée; un lâche cria : Sauve qui peut ! Et bientôt la route trembla sous le pas des chevaux que des milliers de cavaliers lançaient ventre à terre vers la ville de Hagenau. Hussards, cuirassiers, artilleurs, turcos, zouaves, chasseurs à pied, chacun avait sauté sur le premier cheval qu’il avait pu saisir, et la bande tout entière galopait avec fureur, en poussant des cris et en hurlant sur son passage aux populations affolées: «Les Prussiens! Les Prussiens ! »  Quel spectacle horrible que des soldats en fuite»[1]

[1] FISCHBACH Gustave

LES CUIRASSÉS DE REICHSHOFFEN

Chanson patriotique de Henri Nazet & Gaston Villemer

1er couplet :
« Ils reculaient, nos soldats invincibles
A Reichshoffen la mort fauchait leurs rangs.
Nos ennemis, dans les bois, invisibles,
Comme des loups poursuivaient ces géants.
Depuis le jour disputant la bataille,
France ! ils portaient ton drapeau glorieux.
Ils sont tombés, vaincus par la mitraille
Et non par ceux qui tremblaient devant eux. »

Refrain :
« Voyez là-bas, comme un éclair d’acier,
Ces escadrons passer dans la fumée,
Ils vont mourir et, pour sauver l’armée,
Donner le sang du dernier cuirassier,
Donner le sang du dernier cuirassier ».

2ème couplet :
« On leur a dit : il faut sauver la France,
C’est de vous seul que dépend l’avenir.
De Waterloo, gardez la souvenance ;
Ainsi qu’alors, il faut vaincre ou mourir.
Le vent du soir, soulevant leurs crinières
Et secouant leurs cuirasses d’airain,
Fit tressaillir, au fond de leurs tanières,
Ces Allemands qui se serraient en vain ».

Au refrain. 3ème et dernier couplet :
« Par quatre fois, torrent irrésistible,
Ce flot humain troua les rangs pressés
Des Allemands que cet élan terrible
Sur les blés verts couchait comme les blés.
Ils sont passés ! mais après la bataille,
Quand on chercha ces régiments de fer,
Les corbeaux noirs déjà faisaient déjà ripaille
De sang fumant et de lambeaux de chair ! »

Dernier refrain :
« Ils sont là-bas , ces régiments d’acier
Qu’on vit jadis, à travers la fumée,
Pour essayer de sauver notre armée,
Donner le sang du dernier cuirassier,
Donner le sang du dernier cuirassier ».

 

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